Depuis l’automne, Issy-les-Moulineaux propose une manifestation culturelle autour des grands enjeux urbains de la Ville de demain. Car depuis des années, au cœur de la Métropole du Grand Paris, elle place l’évolution naturelle de son cadre de vie sous le signe de l’innovation et de la modernité pour améliorer le bien-être de ceux qui évoluent sur son territoire. Une densification, oui, mais à échelle humaine !

Épisode par épisode, découvrez les histoires de cette métamorphose grâce aux podcasts de ceux qui en sont les acteurs au quotidien : architectes, photographes, sociologues, habitants..., réalisés en partenariat avec Mediameeting depuis leurs studios à Issy.

Raymond Depardon : « L’architecte est le héros d’aujourd’hui »

Épisode 1

Au Musée Français de la Carte à Jouer, une exposition de photos de 13 bâtiments isséens conçus par de grands noms de l’architecture s’offre au regard du public. « Je suis curieux, dit Raymond Depardon, je porte le regard d’un piéton au cours d’une promenade, me demandant comment je vivrais ici... » Il y a 70 ans, cette banlieue industrielle était photographiée par Robert Doisneau ; aujourd’hui elle a effectué sa mue : de l’air, de la lumière, des jardins, des services de proximité, des matériaux modernes...

Exposition à découvrir jusqu’au 30 juin 2019.

Winy Maas : « La nature et la ville sont indissociables »

Épisode 2

Connu pour ses projets écologistes ou complètement fous – comme la futuriste bibliothèque à étages de Binhai (Chine) – l’architecte néerlandais Winy Maas (agence MVRDV), reconnu à l’international, se lance encore un défi avec le projet « La Serre », véritable oasis urbaine qui verra le jour au cœur de la ZAC Léon Blum. « La Serre », qui porte bien son nom, sera complètement végétalisée et ouverte sur la ville en offrant des espaces tout en lumière et des potagers et serres intérieurs et extérieurs.

Fresque lumineuse : la métamorphose de la ville « en immersion »

Épisode 3

Un spectacle de son et lumière a proposé aux habitants de redécouvrir leur ville et sa métamorphose, de Jean Nouvel à Daniel Libeskind : « On l’a connue il y a de nombreuses années, s’exprime une Isséenne. C’était une ville industrielle. En peu de temps, ça devient [...] une ville qui rajeunit, avec une architecture à la pointe. » Pour Caroline, « ce qui fait la richesse d’Issy-les-Moulineaux, c’est ce contraste entre des bâtiments anciens et des bâtiments neufs, très futuristes. »

« Petits Archis… mais grandes ambitions ! »

Épisode 4

Immersion au cœur des ateliers des « Petits Archis » ! Lancés à l’automne dernier, ils invitent les enfants, de 8 à 12 ans, à conceptualiser la ville, son espace et sa composition de manière ludique à travers la réalisation de croquis et de maquettes. « L’architecture, c’est l’ensemble des sensations que va créer un espace, individuellement et collectivement » explique Marion Sommier, architecte et animatrice de ces ateliers. Cet exercice les amène à réfléchir à la ville dans laquelle ils évoluent, à imaginer ce qu’elle pourrait devenir demain, et à comprendre leur place en tant qu’individu.

Françoise Raynaud : « J’aime à penser que les bâtiments poussent comme des plantes »

Épisode 5

L’architecte vient de réaliser dans le nouveau quartier du Pont d’Issy la tour Aquarel avec ses tours jumelles inspirées du paysage des bords de Seine. Elle nous explique le lien très fort que son travail entretient avec l’environnement. Pour elle, le rapport à l’espace et à la nature est essentiel ; elle conçoit les bâtiments des « espaces à vivre. Je fais comme si c’était moi qui allais habiter dans ces espaces… »

Carlo Ratti : les nouvelles technologies au service de la ville de demain

Épisode 6

« La ville de demain, c’est celle qu’on construit tous ensemble ». L’architecte et ingénieur travaille au Massachusetts Institute of Technology, institut de recherche dans les domaines de la science et de la technologie. « Ce seront aux citoyens de choisir le futur qu’ils veulent », affirme-t-il, soulignant l’importance de la participation des habitants dans la réflexion d’une cité dynamique et durable.

Daniel Libeskind : « l’architecture, c’est l’espace, la lumière, la poésie de notre vie »

Épisode 7

Grand architecte américain, notamment connu pour avoir réalisé Ground Zero à New York, Daniel Libeskind nous explique sa vision de l’architecture, « quelque chose qui apporte de l’oxygène à la réflexion et à l’esprit humain. Ce doit être quelque chose d’inspirant, qui puisse pousser à la création et qui nous inspire dans la routine du quotidien, en allant au travail, en rentrant à la maison avec sa famille… »

Christian de Portzamparc : l’architecture plurielle et inventive

Épisode 8

1er Français à avoir été honoré du prix Pritzker en 1994 (équivalent du Prix Nobel d’architecture), il a notamment réalisé La Cité de la Musique à La Villette. Il est également intervenu à plusieurs reprises sur des constructions à Issy, Galéo, mais aussi Lemnys et Opale (La Poste), Quartz (Colas), et est considéré comme un architecte hors catégorie. « Je travaille pour l’habitant, le promeneur. Je m’intéresse à ce qu’elle est à l’extérieur. »

Salwa et Selma Mikou : l’architecture conjuguée au futur

Épisode 9

« On construit un bâtiment dans un environnement urbain, historique, social et culturel qui présentent de nombreux paramètres, expliquent les deux sœurs, fondatrices du studio Mikou et architectes de la piscine Aquazena du Fort. Cela ne veut pas dire que l’on se sent liées à une histoire ou une géographie pour concevoir le projet : on essaie au contraire de faire des bâtiments qui nous dépassent et qui seront là pour longtemps. […] C’est une harmonie des contraintes et de l’anticipation. »

Les Petits Archis, fin de la saison 1 : une ville où l’on respire

Épisode 10

Ils ont travaillé toute l’année ! En juin, les Petits Archis, âgés de 8 à 12 ans, ont présenté au Musée leurs maquettes des projets d‘architecture pour clôturer en beauté la première saison de ces ateliers, en présence du Maire André Santini. Faisant preuve d’une imagination débordante, ils ont planché sur trois thèmes : la place publique, l’école et la rue. Ce qui est le plus parlant, c’est la sincérité, la spontanéité des représentations imaginées par les enfants de leur environnement et de leur sensation.

Pour une meilleure navigation Veuillez retourner votre mobile